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Cap à l'Ouest

Le 01/08/2019

Cap à l’Ouest

Vivre dans l’Ouest du Grand-Duché

 

Paysages verdoyants, vitalité culturelle et associative dans des communes à taille humaine. Prix de l’immobilier demeuré raisonnable par rapport à la capitale et au Sud du pays : s’établir dans l’Ouest du Grand-Duché peut s’avérer un excellent projet de vie.

Et si votre boussole vous indiquait la direction de la région « Ouest » du Grand-Duché ? Autrement dit les cantons de Redange et de Capellen ?

Bordées par la frontière belge d’un côté, la capitale à l’est et Esch-sur-Alzette au sud, ces deux entités ne sont pas seulement administratives. Elles forment un ensemble cohérent en termes de paysage, de culture et d’économie. Soit encore un territoire verdoyant de 467 km² où l’on recense 66 851 habitants répartis en une vingtaine de communes. On a fait le calcul pour vous : cela correspond à une densité de 143 habitants par km². A titre de comparaison, elle est de plus de 700 sur les cantons de Luxembourg et d’Esch-sur-Alzette, et ce chiffre est également inférieur aux densités des cantons de Remich et Diekirch…

Comme quoi l’Ouest du Grand-Duché est avant tout synonyme d’espace, d’oxygène, de forêts et de terres cultivées. Un univers qui pourtant n’est pas désertique. Loin s’en faut. On y vit bien, dans des communes à taille humaine loin du tumulte des agglomérations. Tout en bénéficiant de services « haut de gamme ».

L’autoroute reliant Bruxelles à Luxembourg Ville traverse cette région, permettant d’envisager de travailler dans la capitale distante de moins d’une demi-heure depuis Capellen, par exemple, tout en rentrant le soir pour retrouver un cadre de vie moins stressant. On peut préférer le train : là encore, les liaisons sont aisées.

 

De l’espace, mais pas un désert

Pour les courses, plusieurs centres commerciaux sont implantés, sans oublier Arlon, en Belgique proche. Idem pour le sport (piscines, stades, tennis), la santé (cabinets médicaux) et la scolarité des enfants (Mamer et Redange disposent d’un lycée).

Et la région « Ouest » ne manque pas non plus d’atouts culturels ou patrimoniaux. Les touristes ne s’y trompent pas : du Centre Culturel Kinneksbond de Mamer et son auditorium à l’église de Rindschleiden aux fresques murales réputées en passant par la « Vallée des sept châteaux », sièges de fiefs médiévaux le long de l’Eisch et qui sont demeurés d’importantes places fortes… touristiques, sans oublier les sentiers de randonnée pédestre ou les circuits dédiés au VTT, le public aime trouver ici de quoi rassasier sa soif de loisirs « nature » et culturels.

La région « Ouest », c’est enfin un dynamisme économique lié notamment aux échanges transfrontaliers et au secteur agroalimentaire qui s’accompagne d’une politique volontariste en matière de développement durable. Comme à Beckerich, commune pionnière, qui adhéra dès 1995 à l’Alliance pour le climat et a pour objectif d’être « autonome » sur le plan énergétique en 2030.

 

Des prix encore abordables

Autant de points forts finissent par être remarqués !

C’est pourquoi il ne faut plus tarder si vous envisagez de vous installer dans la région. Ce n’est pas encore la Ruée vers l’Ouest, comme au temps du western, mais la tendance des prix de l’immobilier est à la hausse. Surtout sur la ville de Mamer qui possède une filière scolaire européenne et borde l’autoroute. La cité approche du reste les 10 000 habitants.

Ailleurs, sur le reste du canton de Capellen et sur celui de Redange, de telles opportunités sont toujours accessibles, pour un prix moyen au m² inférieur de 15 % au reste du Grand-Duché.

Actuellement, les prix moyens constatés sont les suivants.

Pour une maison ancienne de 3 à 4 chambres, 825 à 995 000 €. Le neuf se situe dans une même fourchette, mais avec cette nuance : les logements fraîchement construits sont en effet aux normes énergétiques et plus fonctionnels. En revanche, ils disposent de jardins moins étendus et se trouvent parfois dans des lotissements.

En ce qui concerne les appartements, pour l’ancien, le prix moyen d’un T4 ou T5 (avec 3 ou 4 chambres) est encore en deçà des 700 000 €. Dans le neuf, pour des surfaces équivalentes, on est à 10 % au-dessus (autour de 750 000 €) en général. Mais comme pour les maisons, ce sont des logements qui bénéficient d’un confort et d’équipements modernes synonymes d’économie sur le long terme.

Dans le domaine de la location, enfin, comptez 1500 à 1600 € en moyenne pour un logement avec deux chambres.

Ce sont là, répétons-le, des moyennes.

Sur l’ensemble de la région « Ouest », des disparités apparaissent logiquement. Plus on s’éloigne de la capitale ou de la ville dotée de commerces et services, plus le tarif diminue. Sans compter les opportunités offertes dans les villages les plus ruraux pour qui n’a pas peur d’initier des travaux de restauration.

On considère alors que le budget global (achat de la maison de village, éventuellement dotée de terrains et bâtiments annexes + travaux de rénovation) est équivalent à l’investissement dans du neuf ou de l’ancien.

Autre donnée qui confirme ces chiffres : selon l’observatoire de l’habitat, le prix de vente médian d’une maison sur le canton de Luxembourg est de 897 500 €.

Il est de... 711 000 € sur le canton de Capellen (toutes surfaces confondues, ce qui explique la différence avec le chiffre cité plus haut).

NB : « médian » signifie que 50 % des transactions ont été finalisées à un prix inférieur et 50 % à un prix supérieur. Sur le plan statistique, cette donnée est plus fiable qu’une moyenne qui parfois est influencée par quelques transactions « hors-norme », surtout quand le nombre de ventes est limité.

Par Emilie Di Vincenzo
Image : Shutterstock

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