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Choisir la bonne formule

Le 18/12/2019
L’acquisition d’une propriété est généralement associée à la recherche d’un financement. Si les possibilités et les formules ne manquent pas en la matière, il n’empêche que l’emprunteur se doit de bien analyser ses besoins, de choisir le prêt qui lui correspond le mieux, de définir sa durée, d’établir un plan de financement, etc.


L’étude de votre dossier

Votre conseiller analysera votre dossier sur des points précis afin d’observer le taux d’endettement du foyer. Ce nouveau projet doit s’inscrire dans vos charges courantes sans affecter votre mode de vie : 

- Évaluation de votre revenu net avant et après le remboursement de votre futur emprunt : justificatifs de salaire (bulletins de paie, contrats de travail), de charges (crédit immobilier déjà en cours et autres crédits éventuels), autres éléments (placements, actifs) ;

- Expertise du ou des logements en vente pour en estimer la valeur.

- Examination du projet (achat de bien, construction ou rénovation) : étude du compromis de vente ou contrat de réservation, - photos ou illustrations du bien, - copies des devis éventuels, etc.

 

Après analyse de votre dossier, une attestation d’accord de crédit peut vous être remise, de sorte que l’agence immobilière vous qualifie en tant qu’acheteur solvable, vous permettant in fine de signer un compromis de vente sans clause suspensive.

Le prêt hypothécaire

Qu’on le nomme prêt hypothécaire, prêt au logement ou crédit immobilier, le type de prêt dont on parle n’est autre qu’une formule de crédit, généralement à long terme, devant permettre de financer la construction d’un logement, l’acquisition, la rénovation d’une maison ou d’un appartement, voire l’achat d’un terrain à bâtir. On précisera que le logement peut être utilisé comme résidence principale, secondaire ou même être loué à un tiers. Toutefois, pour qu’un organisme accepte de prêter une certaine somme d’argent à un souscripteur, il faut que ce dernier lui apporte un minimum de garanties quant au remboursement de son emprunt (en intérêts et en capital).

Ces garanties se traduiront le plus souvent sous forme d’une hypothèque, première en rang, sur l’immeuble ou le terrain à financer. Concrètement, cela signifie que si l’emprunteur ne peut honorer son emprunt, le créancier hypothécaire sera remboursé avant d’autres créanciers éventuels, et ce au moyen du produit de la vente du bien hypothéqué.

Si, pour certaines raisons, une personne souhaite emprunter jusqu’à 100 % de la valeur vénale du bien immobilier convoité, il lui faudra alors apporter des garanties supplémentaires, comme, par exemple, une inscription hypothécaire sur un autre immeuble, lui appartenant ou non, une assurance « Solde restant dû », la caution d’un tiers, le nantissement d’avoirs immobiliers (des titres, etc.)

Quant aux conditions d’octroi d’un prêt hypothécaire, elles sont de deux ordres : des conditions légales et des conditions personnelles.

 

D’un point de vue légal, le souscripteur doit être majeur et jouir de ses droits civils. Pour ce qui est des conditions personnelles, celui-ci doit disposer, d’une part, de revenus stables et suffisants, et, d’autre part, de garanties satisfaisantes et adéquates.

Différentes formules

Le fait de choisir tel ou tel prêt hypothécaire va surtout dépendre du risque qu’on est prêt à assumer et de la situation financière actuelle et/ou envisageable. Globalement, on trouve deux grandes formules de financement : les emprunts à taux fixes (révisables ou non) et ceux à taux variable.

La durée de l’emprunt est aussi un facteur déterminant, car c’est d’elle que dépendra notamment le montant des mensualités à rembourser. Si, bien souvent, les emprunts s’effectuent sur une durée de 20 ans, d’aucuns optent pour une période de 25 ans, 30 ans et même parfois plus. L’idéal étant tout de même de pouvoir rembourser son prêt avant d’être admis à la retraite, eu égard au fait que, à ce moment-là, on enregistre souvent un changement au niveau des revenus.

Texte: Emilie Di Vincenzo | Photo: Shutterstock

 

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